Volume 3, numéro 2 - Automne 2009

TABLE DES MATIÈRES

 

PRÉFACE

TEXTES SCIENTIFIQUES

 

∙        Place de l’enfant dans la famille et les politiques familiales l’exemple de la médiation familiale

Benoit BASTARD

 

∙        Le droit collaboratif familial : une nouvelle approche efficace

Diane CHARTRAND

 

∙        La perte du lien parental Nadia DE VROEDE, Marianne WARNANT et Nathalie UYTTENDAELE

 

∙        Situation des familles séparées, divorcées et recomposées en pologne – Rapport basé sur des recherches récentes

Hanna KUBICKA et Lucyna TELKA

 

∙        Collaboration du clinique et du judiciaire en contexte d’expertise psychosociale : le piège des attitudes

Danielle NADEAU, avec la collaboration de Michel ALAIN, Christiane PICHÉ

 

TEXTE D’OPINIONS

 

∙        L’approche-médiation : une pratique bien traitante en contexte d’autorité ? Atelier No 6 au Colloque 2009 AIFI

Pierrette BRISSON, Michèle SAVOUREY, Marie-Paule WIETOR-MODERT

 

PLACE DE L’ENFANT DANS LA FAMILLE ET LES POLITIQUES FAMILIALES – L’EXEMPLE DE LA MÉDIATION

FAMILIALE

 

Benoit BASTARD*

 

Résumé : Quelle place est donnée aujourd’hui à l’enfant dans les interventions en direction de la famille ? La tendance qui a fait de l’enfant la première de toutes les priorités, n’entre-t-elle pas en compétition, voire en concurrence avec d’autres priorités, également affirmées ? Quels choix s’opèrent alors entre les représentations et les impératifs en présence ? Cet article se propose de revenir, en préalable, sur certaines des représentations de l’enfant et de l’enfance et sur la manière dont est conçue la place de l’enfant dans la famille. À partir de ces énoncés généraux, il s’agira alors de proposer une analyse des traits marquants de l’évolution des politiques sociales en direction de la famille de manière à éclairer la place faite aux enfants dans les interventions, et plus particulièrement au sein des dispositifs émergents. Dans cette analyse, on cherchera à appliquer les constats faits à la médiation familiale pour saisir quelle place celle-ci fait à l’enfant et à l’enfance.

 

Sociologue, directeur de recherche au CNRS, membre de l’Institut des sciences sociales du politique (ENS Cachan). Contact : <bastard@mipplus.org>. A été membre du CSO de 1975 à 2008. Ses recherches ont porté sur la justice, sur la famille et le divorce, ainsi que sur la santé et la prévention – les modalités de prise en charge de la santé dans la famille, la prévention du sida et la prise en charge des usagers de drogues. En 2008, il a rejoint l’ISP.

 

LE DROIT COLLABORATIF FAMILIAL : UNE NOUVELLE APPROCHE EFFICACE

 

Diane CHARTRAND

 

Résumé : Au Québec, les personnes qui se séparent ayant des différends ont une nouvelle option : le droit collaboratif familial. Il s’agit d’un processus innovateur et d’avant-garde en droit familial. Ce processus répond aux besoins de la famille qui nécessite une aide constructive lors de la rupture familiale. Il s’agit d’un processus de résolution de conflits sans la menace d’avoir recours au tribunal. À travers ce processus, tous les efforts sont mis de l’avant pour négocier une entente juste, équitable et raisonnable pour les parties. Adhérer à ce nouveau processus, c’est favoriser une solution créative et gagnante pour la famille.

 

Diane Chartrand est avocate depuis plus de trente ans et médiatrice accréditée depuis plus de dix ans. Elle pratique depuis 2003 en droit collaboratif familial, elle est formatrice en droit collaboratif familial et est également coprésidente du Groupe de droit collaboratif du Québec. Elle enseigne depuis plusieurs années à l’École du Barreau en droit de la famille. Elle est l’auteure d’articles sur le droit collaboratif ainsi que conférencière.

 

LA PERTE DU LIEN PARENTAL

 

Nadia DE VROEDE, Marianne WARNANT et Nathalie UYTTENDAELE

 

Résumé : Sensibilisées à la problématique de la perte du lien parental (P.L.P.), les auteurs, depuis le début de l’année 2008, ont souhaité recueillir, en Belgique, les expériences et les réflexions de toutes les catégories de personnes qui peuvent être professionnellement confrontées à pareilles situations. Il s’agissait donc, pour elles dans un premier temps, de collationner ces informations brutes, ensuite d’en dégager les thématiques récurrentes pour, enfin, réfléchir à des solutions pratiques pouvant être proposées, voire déjà mises en oeuvre en l’état de la législation.

 

Nadia De Vroede, Substitut du procureur général, Présidente du Conseil Supérieur de la Justice à Bruxelles, Belgique.

 

Marianne Warnant, avocate et médiatrice familiale, Bruxelles, Belgique.

 

Nathalie Uyttendaele, avocate aux Barreaux de Bruxelles et de Nivelles, en Belgique. Médiatrice agréée, elle initie à la médiation des étudiants en droit à l’Université Libre de Bruxelles par des travaux pratiques et forme des médiateurs civils et commerciaux au sein du BBMC.

SITUATION DES FAMILLES SÉPARÉES, DIVORCÉES ET RECOMPOSÉES EN POLOGNE – RAPPORT BASÉ SUR DES RECHERCHES RÉCENTES

 

Hanna KUBICKA et Lucyna TELKA

Traduction – Grazyna Karbowska

 

Résumé : L’objectif de cet article est de présenter les résultats de recherches réalisées en Pologne au sujet des familles séparées, divorcées ou reconstruites. Les données sur lesquelles les auteurs se sont appuyés ont pour origine des travaux de sociologues, pédagogues et juristes, publiés en Pologne dans les années 2000 – 2008. Les auteurs, elles-mêmes pédagogues, ont porté un intérêt particulier à la situation des enfants dans ces familles en se concentrant sur les recherches portant sur cette catégorie de familles.

 

Hanna Kubicka- docteur, Chaire de Pédagogie Sociale Université de Lodz, Pologne ; Problématique de recherche : différentes situations de l’exclusion (manque de relation sociale, travail, domicile) enfant en famille (aussi familles séparées, divorcées ou reconstruites).

 

Lucyna Telka – professeur, Chaire de Pédagogie Sociale Université de Lodz, Pologne ; Problématique de recherche : en institution, relation sociale entre l’enfant et l’éducateur ; enfant en famille (aussi familles séparées, divorcées ou reconstruites).

COLLABORATION DU CLINIQUE ET DU JUDICIAIRE EN CONTEXTE D’EXPERTISE PSYCHOSOCIALE : LE PIÈGE DES ATTITUDES

 

Danielle NADEAU avec la collaboration de Michel ALAIN, Christiane PICHÉ

 

Résumé : Cette communication s’intéresse aux pratiques interdisciplinaires qui interpellent le juridique en expertise psychosociale. Elle propose un cadre conceptuel général relatif à la contribution spécifique des sciences sociales à l’évolution du droit et en illustre une application. Une démarche de recherche qui épouse cette approche est présentée, à titre d’un exemple visant à circonscrire d’une perspective autre que juridique, certains aspects du rôle d’assistance qui revient aux cliniciens lorsqu’ils agissent comme témoin-expert. Les différentes phases des travaux sont exposées. Toutefois, seuls certains résultats de l’ensemble de la démarche sont discutés. Ils mettent en valeur des préoccupations particulières quant à certains facteurs influençant les biais, susceptibles d’être induits dans le contexte naturel de la pratique judiciaire, par l’existence d’attitudes préexistantes. Ces résultats sont discutés en mettant l’emphase sur les limites des connaissances disponibles en ce domaine et sur celles relatives à la validité écologique du protocole de recherche.

 

Danielle Nadeau, Ph.D.,LL.B., est psychologue, chercheure en établissement au Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire (CJQ-IU), professeure associée à l’école de psychologie de l’Université Laval et chercheure associée au Centre de recherche JEFAR. Elle a exercé le droit à titre d’avocate en pratique privée, avant de débuter des études en psychologie où elle s’est intéressée aux perceptions des juges quant à la preuve fournie par les psychologues dans les dossiers d’abus sexuels impliquant des enfants. Ses travaux de recherche et activités professionnelles se centrent actuellement sur le  développement de programmes et pratiques de pointe interdisciplinaires au bénéfice des jeunes maltraités qui présentent des problèmes de santé mentale.

 

Michel Alain a obtenu son doctorat (Ph.D.) de l’Université de Waterloo (Ontario) en 1980. Il est professeur titulaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses travaux de recherche et ses publications touchent à la psychologie du témoignage oculaire, à l’expertise psycho-juridique, à la psychologie du contrôle et à la résignation acquise, de même qu’au domaine des attributions et du style attributionnel.

 

Christiane Piché est Diplômée de l’University of Oregon (psychologie), a été professeur titulaire à l’École de psychologie de l’Université Laval. Ses intérêts de recherche concernaient entre autres l’aspect social et affectif du développement de l’enfant et l’intervention auprès des familles vulnérables. Elle a occupé des fonctions administratives au niveau des vice-rectorats aux études et à la recherche de 2002 à 2010 et est maintenant sous-ministre adjointe à l’enseignement supérieur au MELS depuis septembre 2010.

 

L’APPROCHE-MÉDIATION : UNE PRATIQUE BIEN TRAITANTE EN CONTEXTE D’AUTORITÉ ? ATELIER No 6 AU COLLOQUE 2009 AIFI

 

Pierrette BRISSON, Michèle SAVOUREY, Marie-paule WIETOR-MODERT

 

Résumé : Le juge aux affaires familiales, de concert avec tous les acteurs judiciaires, notamment les avocats et les médiateurs familiaux, doit en permanence se poser la question de savoir ce qu’il convient de faire pour éviter les conséquences trop souvent désastreuses, notamment pour les enfants, d’un divorce conflictuel, d’une séparation conflictuelle. Le magistrat doit tout mettre en œuvre pour que la rupture d’un couple ne soit pas irrémédiablement synonyme de naufrage d’une relation et d’une famille. Ce qui doit être encouragé dans toutes les situations conflictuelles, c’est le dialogue, la recherche du dialogue.

 

Pierrette Brisson, détentrice d’une maîtrise en service social (1977), est membre de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec et de l’Association de médiation familiale du Québec. Médiateur accrédité et ex-présidente du Comité des organismes accréditeurs en médiation familiale du Québec, elle continue d’être active au sein de ce comité provincial. Elle agit à titre de médiateur dans le cadre de séparation, divorce, différends familiaux et conflits d’entreprises. Formateur en médiation familiale, elle a su transposer cette expérience dans le domaine de la Protection de la Jeunesse ainsi que dans le secteur des Affaires et ce, tant sur le plan national qu’international. Elle est co-auteur de deux volumes, « La médiation familiale » et « Re-Créer les liens – La médiation au service de la famille ».

 

Michèle Savourey : médiatrice familiale, D.E., Thérapeute familiale, psychologue clinicienne, France.

 

Marie-Paule Wietor-Modert : de formation assistante sociale à B-Liège, chargée de direction et responsable du centre de Placement familial de la Croix-Rouge luxembourgeoise depuis1996. Elle travaille comme vacataire au Centre de Médiation à Luxembourg après avoir terminé en 2004 le Diplôme universitaire en médiation à l’Université de Luxembourg. De 2006-2008, fait le certificat européen en médiation familiale internationale à CH-Sion.

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