Volume 2, numéro 1 - Printemps 2008

Les pratiques de pointe auprès des familles séparées : nouveautés et innovations

TABLE DES MATIÈRES

TEXTES SCIENTIFIQUES

L’approche médiation en protection de la jeunesse : une expérience novatrice riche en enseignement pour les réviseurs
Monique BÉLAIR

Le rôle du conseiller juridique indépendant et la médiation
Violaine BELZILE

Vers le développement d’un outil de dépistage de l’aliénation parentale chez les enfants de parents séparés – Étude préliminaire
Francine CYR / Janie SARRAZIN

Les compétences des familles séparées : des trésors à découvrir et à revisiter
Lorraine FILION

Les Espaces-Rencontres en Belgique francophone : un exemple significatif de services de soutien à la parentalité
Florence REUSENS

Pour une justice familiale du dialogue et de l’apaisement
Marc JUSTON

TEXTE D’OPINION

Expérience pilote en Belgique
Marianne WARNANT

L’APPROCHE MÉDIATION EN PROTECTION DE LA JEUNESSE : UNE EXPÉRIENCE NOVATRICE RICHE EN ENSEIGNEMENT POUR LES RÉVISEURS

Monique BÉLAIR

Résumé : Ce texte présente le témoignage d’une professionnelle oeuvrant en protection de la jeunesse qui s’est inscrite à une formation sur « l’approche médiation ». Cette formation invite les professionnels à parfaire leur savoir-faire et leur savoir-être dans l’animation de rencontres entre les différents acteurs concernés par la situation. Elle propose des moyens concrets d’intervention qui favorisent l’émergence de solutions dans des situations souvent empreintes de conflits.

Monique Bélair est réviseure depuis novembre 2006. Elle possède un baccalauréat en enfance inadaptée, un certificat en toxicomanie et une maîtrise en service social. Elle est à l’emploi du Centre jeunesse de Montréal depuis 1976. Au début de sa carrière elle fut éducatrice en foyer de groupe pour adolescentes pendant 9 ans puis aux services externes de réadaptation pendant près de 18 ans. Elle est devenue agent de relations humaines au service évaluation et orientation des signalements et depuis deux ans occupe la fonction de réviseure à la Direction de la Protection de la Jeunesse.

LE RÔLE DU CONSEILLER JURIDIQUE INDÉPENDANT ET LA MÉDIATION

Violaine BELZILE

Résumé : Le rôle de l’avocat agissant comme conseil auprès des personnes qui se séparent évolue au fil de l’émergence des diverses voies qui permettent de trouver une solution aux litiges familiaux. Comment aider les clients à décider quelle voie choisir pour atteindre leurs objectifs ? Quelle est l’utilité et quels sont les moyens de préparer son client à la médiation familiale ? Mots clés : Famille – Séparation – Divorce – Avocat – Conseiller juridique – Juge – justice participative – Médiation – Conciliation – Droit collaboratif – Conférence de règlement.

Me Belzile est avocate et médiatrice, membre du Barreau du Québec depuis 1985. Elle a été présidente de l’Association de médiation familiale du Québec pendant plusieurs années lors de l’entrée en vigueur en 1997 des dispositions du Code de procédure civile relatives à la médiation familiale. Elle est administrateur de l’Association internationale, francophone des intervenants auprès des familles séparées. Elle est l’auteur d’articles et conférences traitant de la médiation, de l’évaluation et de l’intervention dans les situations de domination conjugale en médiation, et a donné plusieurs conférences pour le Service de la formation permanente du Barreau du Québec sur le recours fondé sur l’enrichissement injustifié entre conjoints de fait. Elle est aussi collaboratrice ponctuelle au service de droit civil en ligne du Répertoire électronique de jurisprudence du Barreau (Éditions Yvon Blais). Cet article a fait l’objet d’une conférence au congrès du Barreau en 2005 et d’une publication dans la Revue Divorce et séparation, Éditions Labor, 2005.

VERS LE DÉVELOPPEMENT D’UN OUTIL DE DÉPISTAGE DE L’ALIÉNATION PARENTALE CHEZ LES ENFANTS DE PARENTS SÉPARÉS

Étude préliminaire

Francine CYR et Janie SARRAZIN

Résumé : Le but de notre étude est de mettre au point un outil de mesure permettant d’évaluer la présence d’un phénomène d’aliénation parentale (AP) chez l’enfant et d’identifier des facteurs prédicteurs du risque pour l’enfant d’évoluer au sein d’une dynamique aliénante. À cette fin, le Child’s Attitude and Behavior Towards Parents (Johnston, Walters et Olesen., 2005), un outil permettant de mesurer la détérioration du lien parent-enfant suite à la séparation des parents a été traduit et adapté en vue d’étudier de façon systématique les manifestations de ce phénomène chez l’enfant et de cerner si possible, des caractéristiques spécifiques distinctives chez ces jeunes aux prises avec une dynamique d’AP. Cette étude a permis d’identifier statistiquement deux facteurs prédicteurs du risque pour l’enfant d’être aliéné. Ainsi, nous avons observé que l’enfant qui ne présente pas de trouble extériorisé selon l’expert mais qui démontre en même temps un manque de communication avec son entourage, présente un risque élevé de vivre une situation d’AP. Ces résultats constituent une avancée dans notre compréhension du phénomène d’AP du fait qu’ils permettent d’identifier certains éléments susceptibles de faire partie du profil caractéristique d’enfants à risque d’être aliénés. En effet, jusqu’à présent, aucune étude connue n’avait permis d’identifier de tels facteurs. De façon générale, il était bien admis que l’enfant aliéné présentait des caractéristiques particulières, mais jamais encore ces dernières n’avaient pu le vérifier statistiquement. Ces observations pourront être mises à l’épreuve sur un échantillon plus large lors des prochaines étapes de notre étude qui visent à valider cet outil. Cette première étape de notre étude a permis de jeter les bases du développement d’un outil diagnostic qui permettra de mieux détecter la présence d’AP chez l’enfant. Elle constitue une avancée dans le domaine et représente une étape préliminaire à la validation d’un instrument de mesure efficace pour détecter précocement les enfants à risque de vivre un phénomène d’AP.

Francine Cyr est professeur au département de psychologie de l’université de Montréal. Psychologue clinicienne elle travaille depuis plus de 30 ans auprès de familles séparées et les assiste à toutes les étapes de la rupture et de la recomposition familiale. Elle s’intéresse au cours des dernières années au phénomène d’aliénation parentale et aux divorces hautement conflictuels. Ses recherches sont axées sur l’évaluation et l’intervention dans ces situations problématiques.

Janie Sarrazin est une doctorante en psychologie au département de l’Université de Montréal. Elle a effectué sa recherche doctorale sous la direction de Francine Cyr. Le présent article rapporte une partie des travaux qu’elle a effectués dans sa thèse.

LES COMPÉTENCES DES FAMILLES SÉPARÉES : DES TRÉSORS À DÉCOUVRIR ET À REVISITER

Lorraine FILION

Résumé : Le présent texte illustre que malgré les aléas et les difficultés rencontrées par les familles séparées lors des diverses transitions, la majorité d’entre elles est en mesure de gérer ses crises et ses conflits. La réalité contemporaine confirme que les familles brillent de multiples couleurs et que l’enfant bénéficie de soutiens variés. L’auteur prône l’urgence et l’importance de nommer différemment la réalité de ces familles et rappelle le besoin d’information et d’accompagnement des parents lors de la rupture et lors de la recomposition familiale.

Lorraine Filion est travailleuse sociale et médiatrice familiale, Chef du Service d’expertise et médiation auprès de la Cour supérieure du Québec à Montréal, Centre jeunesse de Montréal, Québec, Canada. Elle oeuvre auprès de ces services depuis plus de trente ans. Pionnière de la médiation familiale au Québec, elle est fondatrice de l’AIFI et y occupe la fonction de présidente depuis 2003. À noter que cet article a fait l’objet d’une publication au Bulletin de l’AFAPMS (Association francophone des agents psycho-médicaux sociaux), Belgique, numéro de septembre 2007.

LES ESPACES-RENCONTRES EN BELGIQUE FRANCOPHONE : UN EXEMPLE SIGNIFICATIF DE SERVICES DE SOUTIEN À LA PARENTALITÉ

Florence REUSENS

Résumé : La quantité de la littérature juridique belge récente consacrée aux « espaces-rencontres » est jusqu’à ce jour inversement proportionnelle à l’importance que revêtent ces services pour la préservation ou la restauration des liens entre un enfant et un de ses proches dans un contexte familial conflictuel ou, plus généralement, problématique. Il ne semble dès lors pas superflu de faire le point sur le cadre légal et le fonctionnement de ces « espaces-rencontres » et de tenter de mettre un terme à certaines idées reçues quant à leurs attributions. Il faut en effet bien admettre que la concordance n’est pas toujours totale dans les pratiques.

Florence Reusens est assistante au Centre de Droit de la Personne, de la Famille et de son Patrimoine (CeFAP) de l’Université catholique de Louvain et effectue dans ce cadre des recherches dans le domaine des incapables, tant majeurs que mineurs, ce qui l’amène à approfondir notamment les questions qui touchent à l’autorité parentale. Elle est également avocate au Barreau de Nivelles. Le présent texte constitue l’adaptation et l’actualisation d’une note publiée dans la Revue trimestrielle de droit familial (Bruxelles, Larcier, no 4/2007, p. 1218 à 1229), sous le titre « Les espaces-rencontres : services de soutien à la parentalité », et reprise avec l’aimable autorisation du comité de rédaction et de l’éditeur de ladite revue.

POUR UNE JUSTICE FAMILIALE DU DIALOGUE ET DE L’APAISEMENT

Marc JUSTON

Résumé : En France, le juge aux affaires familiales a pour mission, dans le cadre du respect de la loi, d’humaniser les séparations conjugales et de se recentrer toujours autour de l’intérêt de l’enfant. Le magistrat doit faire évoluer les mentalités plus portées vers le conflit que l’apaisement et la pacification. Le juge doit tout accomplir, de concert notamment avec les avocats et les médiateurs familiaux, pour que la justice familiale ne soit plus une justice de l’affrontement, mais une justice du dialogue, une justice humaniste, pensant au bien-être des couples qui se séparent et à l’enfant qui est la vraie richesse de tous les pays.

Magistrat depuis trente-trois ans, Marc Juston a exercé toutes les fonctions qu’un juge du siège peut remplir ; et ce dans sept juridictions différentes. Il a notamment exercé des fonctions de Juge des Enfants au début de sa vie professionnelle, et de conseiller à la cour d’appel de Nîmes, présidant la cour d’assises du Vaucluse puis celle du Gard. Depuis le 18 octobre 1994, il préside le Tribunal de Grande Instance de Tarascon (13) qui couvre l’arrondissement d’Arles (200 000 habitants). En plus des fonctions d’administration et de gestion de la juridiction, il a délibérément choisi de reprendre les fonctions de juge aux affaires familiales (JAF), estimant que le contentieux des affaires familiales mérite, à plus d’un titre, que le magistrat s’y consacre par choix.

EXPÉRIENCE PILOTE EN BELGIQUE

Marianne WARNANT

Marianne Warnant est avocate à Bruxelles depuis 18 ans. Elle exerce la médiation familiale depuis 8 ans et est associée dans des groupes de recherches autour du lien parental.

 

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