Historique de l'AIFI

En Europe, les initiatives de médiation familiale ont vu le jour vers les années 1975 en Grande -Bretagne. Au Québec, le premier service public de médiation est né en 1981 à Montréal, puis dans la ville de Québec en 1984. Les premiers contacts entre le Québec et la France en cette matière datent de 1987 et avec la Belgique de 1988.

En Europe francophone, ce sont d’abord les Associations de parents séparés et les professionnels des sciences humaines qui s’intéressent à ce mode de résolution de conflit, vers les années 1985. Ceux-ci sont préoccupés de trouver une alternative à la logique conflictuelle de la procédure judiciaire et redonner le pouvoir décisionnel aux personnes en conflit afin qu’elles assument et gèrent les modalités de leur rupture.

Au Québec, c’est en premier lieu l’État qui investit dans ces services lesquels recrutent des travailleurs sociaux et des avocats-conseil pour mettre en place de tels services dans un esprit de collaboration et d’interdisciplinarité. Ces services québécois visent les mêmes objectifs que ceux mis en place en Belgique et en France.

À partir de 1987-1988, des centaines de professionnels du domaine juridique et social ont traversé l’Atlantique, dans les deux sens :

-les uns, Français et Belges, pour venir en Amérique découvrir la médiation à « l’américaine »,

-les autres, québécois, pour transmettre une expertise dans le cadre de formations ou colloques. Il est important de mentionner que ces échanges fructueux entre la France , le Québec et la Belgique ont favorisé l’essor d’une pensée et d’une pratique de la médiation en langue française tant dans les textes, les formations que les actions.

Ces professionnels de la médiation ont permis à des juges, des avocats, des notaires, des intervenants psychosociaux et des personnes du monde associatif de se retrouver autour d’une problématique commune: la séparation parentale. Tous étaient à la recherche de solutions nouvelles pour aider et soutenir ces adultes et ces enfants lors des transitions familiales.

Il y a plusieurs façons de faire et de penser d’où la pertinence de ces échanges entre différents pays. Ces rapports professionnels intenses lors de colloques ou de formations ont créé une sorte de synergie. Le mot “médiation” s’est mis à voyager en français au-dessus de l’Atlantique. Non seulement nous parlions la même langue ( avec divers accents) mais un langage se développait autour de problèmes communs et de solutions similaires. Il était de plus en plus reconnu que les besoins complexes et nombreux des familles séparées nécessitaient l’intervention de divers professionnels offrant plusieurs expertises et travaillant en concertation et en interdisciplinarité.

Toutefois, nous constations après une quinzaine d’années que ces opportunités d’échanges entre médiateurs et autres professionnels de la séparation parentale ne permettaient pas de faire progresser le changement comme il l'aurait fallu. Chaque pays avait son Association de médiation , mais les médiateurs entre eux prêchaient à des « convertis ». Les contacts avec les autres professionnels étaient trop sporadiques et épars par exemple lors d’un colloque ou d’une formation pour être déterminants. Les professionnels que nous souhaitions sensibiliser aux besoins des parents et des enfants du divorce le plus souvent ne faisaient pas partie de telles Associations visant la promotion de la médiation familiale.

Et même s’ils en faisaient partie, la médiation familiale n’est pas le seul mode de résolution de conflits et de soutien aux familles séparées. En effet, certaines familles ne peuvent bénéficier de médiation familiale et doivent avoir recours à d’autres services tels que l’expertise ( enquête sociale) , un lieu neutre de visites supervisées, un avocat pour les conseiller et les représenter à la Cour, un thérapeute familial ,etc.

De plus, il n’existait aucun lieu et aucune association favorisant ces rapports interdisciplinaires, en langue française, entre tous les acteurs de la séparation parentale soit les juges, les avocats et notaires, le monde des psys, les médiateurs familiaux, les experts auprès des tribunaux (Services d’enquête sociale ou d’expertise), le réseau associatif, les points rencontre (lieux neutres de visites supervisées), les chercheurs, les sociologues de la famille etc...

Chacun des pays foisonnait en ressources de toutes sortes: cliniques, juridiques, sociologiques, familiales. Malheureusement dans le domaine de la séparation parentale,  il n’existait aucun lieu de rassemblement afin de mettre à profit les résultats de ces recherches et de ces expériences. Les publications françaises en ce secteur spécialisé étaient rarissimes et faisaient peu souvent l’objet de diffusion à l’extérieur du pays où l’article était publié. Il y avait donc une perte d’informations et, de savoir, car ces connaissances passaient inaperçues alors qu’elles auraient pu être d’un grand intérêt pour les autres pays francophones, si elles avaient été propagées.

À l’aube de ce nouveau millénaire, soit en 2003, ce sont les motifs ci - hauts mentionnés qui nous ont incités à fonder une association internationale francophone des intervenants oeuvrant auprès des familles séparées. Le véritable défi des professionnels de la séparation parentale , et ils étaient nombreux à se partager ce champ de pratique, était de mettre en commun leurs expertises, leurs recherches, leur savoir-faire, leur savoir-être, leurs questions, leurs préoccupations et leurs solutions.

Cette mise en commun a été et sera dans le plus grand intérêt des familles en transition. La langue française permet cette synergie de cultures et de pratiques entre les divers pays membres de l'Association.

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